Principe du vol en planeur

Le planeur est évidemment plus lourd que l'air. Son poids l'attire donc irrémédiablement vers le sol. Pour qu'il glisse sur l'air, apparaît une force capable de s'opposer à son poids. Cette force est appelée Portance, elle est perpendiculaire au profil d'aile.
 
Tout mouvement de pénétration dans un fluide engendre une force de type force de frottements qui s'oppose au mouvement. Cette force est appelée Traînée (RX). La somme vectorielle de la portance et de la traînée est appelée Résultante Aérodynamique (RA). Elle est fonction de la surface de l'aile et du carré de la vitesse. Le principe fondamental de la dynamique nous indique qu'au cours d'un mouvement uniforme (sans accélération ni décélération), la somme de toutes les forces appliquées au mobile (le planeur) est égale à zéro. Dans le cas du planeur en remorquée en vol horizontal, le bilan des forces est donc le suivant : Poids + Portance + Trainée + Traction = 0. La portance équilibre exactement le poids, la traction équilibre exactement la traînée.
 
A présent, larguons le câble de remorquage et poursuivons le vol horizontal. La force de traction a bien sûr disparu. L'équilibre est donc rompu. La traînée a pour conséquence le ralentissement du planeur, ce qui évidemment diminue la portance. Finalement, l'aile n'est plus soutenue, elle décroche. Une fois largué, il n'existe alors qu'une solution permettant de rétablir l'équilibre. Elle consiste à donner au planeur une trajectoire descendante. Naturellement, le poids reste orienté selon la verticale, mais la résultante aérodynamique bascule et vient se placer exactement à l'opposé du poids.
 
Il apparaît enfin une relation entre la vitesse du planeur et la pente de descente ou incidence. Cette vitesse est, dit-on, fonction de la composante du poids parallèle à la trajectoire. Le vol plané, ce n'est donc pas sorcier, même si cela reste magique pour celui qui l'utilise. Nous l'avons comparé au cycliste fatigué mais ce type de mouvement n'est pas du tout une curiosité "sportive". Nous pourrions faire le même type d'étude pour la descente en bobsleigh, la trajectoire d'une bille sur un plan incliné, ou la chute libre d'un flocon de neige dans l'atmosphère.